Comme annoncé précédemment, Mantaur nous a quitté brutalement. Nous pensions tout savoir de ce jeune artiste bourré d'idées, toutes plus farfelues les unes que les autres... Et pourtant en discutant avec M. Kheireddine, son agent qui était aussi son confident, on découvre une nouvelle facette de cet empêcheur de pleurer en rond, un côté de sa personnalité que peu d'entre nous connaissent. Entretien exclusif et fascinant pour redécouvrir un homme qui nous manque déjà.
"Ces derniers temps, Christophe était comme, je sais pas... Préoccupé par quelque chose à chaque fois que je le voyais, comme présent physiquement mais ailleurs mentalement, tu vois le genre ?", nous explique M. Kheireddine en sirotant un cocktail maison à base de salade-tomate-oignon-harissa. "J'lui parlais de ses prochaines dédicaces à Super U ou encore à Casino Cafétéria, et le mec était là, pensif, il écoutait même pas ce que j'avais à lui dire. Bizarre le type. Pourtant généralement, il adorait aller à la Cafétéria parce qu'il pouvait bouffer à l'oeil. Mais non, là, depuis quelques mois, il s'en battait la shlrouff." Mais qu'est-ce qui pouvait bien travailler Mantaur au point de ne plus écouter son agent et ami ?
" Son divorce lui avait mis un sacré coup derrière la casquette. Perdre sa femme et ses chiens, c'est comme si t'enlevais les jambes à Zizou, tu vois. Quand Christina est partie, son inspiration est partie avec. Et au fur et à mesure que la procédure avançait, le mec souffrait de plus en plus, trouvait de moins en moins d'idées de gags et sombrait de plus en plus dans la déprime. Je le reconnaissais plus, lui qui avant était si rigolo était devenu aussi chiant qu'un disque de Vincent Delerm. Ca craint sa mère, tu vois mec.". Ses soucis, en parlait-il de temps à autres ?
"Ouais.", nous répond d'un ton assez sec M. Kheireddine. "Il me disait en rigolant qu'il allait mourir d'un coeur brisé. Il était pas loin le con. Il me disait aussi qu'il voyait pas trop l'intérêt de se prendre la tête avec la vie, vu que c'était la seule histoire dont il en connaissait déjà la fin, mais que je sais pas quoi, il pouvait pas s'en empêcher en ce moment, parce que je sais pas quoi non plus là, des conneries de déprimé quoi." Nous n'en saurons pas plus à ce propos, malgré d'autres questions pertinentes mais savamment évitées entre deux cigarettes par M. Kheireddine.
Dernier sujet abordé, mais pas des moindres : mort naturelle, meurtre ou suicide ? M. Kheireddine répond sans langue de bois.
"Sa race, j'en sais rien. Mais là comme ça, si je dois donner une réponse du tic au tac, je mettrais tout mon pognon sur un meurtre. Parce que tu vois les dernières semaines avant sa disparition, il m'avait l'air un peu parano, à se méfier de tout le monde, à mettre la parole de tout le monde en doute, à croire en rien... Il doutait même de moi ce bâtard ! Et tu vois, Christophe pouvait avoir beaucoup de défauts, mais si il était parano c'était pas pour la beauté du geste, c'est qu'il avait une raison. Laquelle ? J'en sais la peau du cul mon frère. Mais Michel Leeb, même si je l'aime pas trop, doit pas avoir tout à fait tort quand il dit que Chris dérangeait. Il doit même peut-être avoir raison cet enculé. Mais j'en sais pas plus, et ça me fait bien chier, bordel pute."
Enfin, quelle image gardera M. Kheireddine de son ami Mantaur ? Après mure réflexion, la réponse fuse, les yeux remplis de larmes.
"Très certainement celle d'un con."
Merci à M. Kheireddine d'avoir partagé avec nous ses pensées sur ce drame qui secoue la France entière.
Bientôt, ou plutôt dès que possible, des nouvelles de l'enquête sur la disparition tragique de notre ami à tous, celui qui nous aura tous fait rire au moins une fois, le bien nommé Mantaur.
"Ces derniers temps, Christophe était comme, je sais pas... Préoccupé par quelque chose à chaque fois que je le voyais, comme présent physiquement mais ailleurs mentalement, tu vois le genre ?", nous explique M. Kheireddine en sirotant un cocktail maison à base de salade-tomate-oignon-harissa. "J'lui parlais de ses prochaines dédicaces à Super U ou encore à Casino Cafétéria, et le mec était là, pensif, il écoutait même pas ce que j'avais à lui dire. Bizarre le type. Pourtant généralement, il adorait aller à la Cafétéria parce qu'il pouvait bouffer à l'oeil. Mais non, là, depuis quelques mois, il s'en battait la shlrouff." Mais qu'est-ce qui pouvait bien travailler Mantaur au point de ne plus écouter son agent et ami ?
" Son divorce lui avait mis un sacré coup derrière la casquette. Perdre sa femme et ses chiens, c'est comme si t'enlevais les jambes à Zizou, tu vois. Quand Christina est partie, son inspiration est partie avec. Et au fur et à mesure que la procédure avançait, le mec souffrait de plus en plus, trouvait de moins en moins d'idées de gags et sombrait de plus en plus dans la déprime. Je le reconnaissais plus, lui qui avant était si rigolo était devenu aussi chiant qu'un disque de Vincent Delerm. Ca craint sa mère, tu vois mec.". Ses soucis, en parlait-il de temps à autres ?
"Ouais.", nous répond d'un ton assez sec M. Kheireddine. "Il me disait en rigolant qu'il allait mourir d'un coeur brisé. Il était pas loin le con. Il me disait aussi qu'il voyait pas trop l'intérêt de se prendre la tête avec la vie, vu que c'était la seule histoire dont il en connaissait déjà la fin, mais que je sais pas quoi, il pouvait pas s'en empêcher en ce moment, parce que je sais pas quoi non plus là, des conneries de déprimé quoi." Nous n'en saurons pas plus à ce propos, malgré d'autres questions pertinentes mais savamment évitées entre deux cigarettes par M. Kheireddine.
Dernier sujet abordé, mais pas des moindres : mort naturelle, meurtre ou suicide ? M. Kheireddine répond sans langue de bois.
"Sa race, j'en sais rien. Mais là comme ça, si je dois donner une réponse du tic au tac, je mettrais tout mon pognon sur un meurtre. Parce que tu vois les dernières semaines avant sa disparition, il m'avait l'air un peu parano, à se méfier de tout le monde, à mettre la parole de tout le monde en doute, à croire en rien... Il doutait même de moi ce bâtard ! Et tu vois, Christophe pouvait avoir beaucoup de défauts, mais si il était parano c'était pas pour la beauté du geste, c'est qu'il avait une raison. Laquelle ? J'en sais la peau du cul mon frère. Mais Michel Leeb, même si je l'aime pas trop, doit pas avoir tout à fait tort quand il dit que Chris dérangeait. Il doit même peut-être avoir raison cet enculé. Mais j'en sais pas plus, et ça me fait bien chier, bordel pute."
Enfin, quelle image gardera M. Kheireddine de son ami Mantaur ? Après mure réflexion, la réponse fuse, les yeux remplis de larmes.
"Très certainement celle d'un con."
Merci à M. Kheireddine d'avoir partagé avec nous ses pensées sur ce drame qui secoue la France entière.
Bientôt, ou plutôt dès que possible, des nouvelles de l'enquête sur la disparition tragique de notre ami à tous, celui qui nous aura tous fait rire au moins une fois, le bien nommé Mantaur.